Un saut dans l’inconnu… n’est-il pas mieux que de répéter ce qui vous empêche d’être qui vous êtes vraiment ?

Créer du nouveau ? Fonctionner différemment ? S’ouvrir à l’inconnu ?

Ou c’est plus facile de tomber dans la répétition des schémas connus ?

 

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Le système perceptif se base sur ce principe d’économie, selon lequel une chose apprise peut être répétée avec moins d’effort que d’apprendre une chose nouvelle. Si vous apprenez à faire du vélo, vous aurez plus de facilité à refaire du vélo, évidemment, que des patins à roulettes. Votre cerveau répète le schéma acquis et vous avez besoin de moins en moins d’effort pour répliquer, jusqu’au jour où vous ne devez plus y penser et ça roule tout seul… c’est cool le vélo !

Et c’est génial de pouvoir répéter. Pensez si à chaque fois que vous montez sur un vélo vous devriez réapprendre à pédaler et à garder l’équilibre… ça serait un peu déroutant n’est pas ? Le problème est donc ailleurs.

Si intégrer le schéma « vélo » est juste génial, intégrer le schéma « la vie est dure », « inutile de demander car mes besoins ne sont pas importants », « le bonheur ce n’est que pour les autres », et ainsi de suite, peut se révéler très limitant et étouffant. Si vous croyez que vous êtes peu créatif, que vous n’avez pas assez de motivation, que vous ne méritez pas plus… c’est certain que vous ne raterez pas une occasion pour vous le confirmer.

Et si vous ne l’avez pas appris, c’est encore possible que vous l’avez hérité. L’héritage n’est pas qu’en forme de maison, de terrain, d’objet, de fortune ou de dette. Il y a aussi un héritage psychique, où les modes de fonctionnement (croyances, comportements, émotions…) se reproduisent en vous, souvent à votre insu.

Changer, c’est aller vers le nouveau, le différent, l’inconnu. Et pour ce faire, une prise de conscience de ce qui vous empêcher de changer s’impose.

Si vous examinez votre philosophie de vie, les raisons de vos choix, votre comportement vis-à-vis de vous-même et de l’autre, le système familial que vous nourrissez, vous aurez la possibilité de faire des choix, de faire du tri, de garder ce qui est en résonance avec qui vous êtes et de vous alléger de ce qui représente un poids pour vous.

Plus vous vous connaissez, et plus vous êtes libres. Moins vous vous connaissez, et plus ce sont les schémas inconscients (personnels, familiaux…) à agir en vous, pour vous. Et pas forcément pour votre bien, mais pour le bien du schéma-même, sujet lui-même à l’instinct de sa propre survie.

Si cela résonne en vous, ne tardez pas à vous lancer dans une véritable quête de sens, à vous plonger dans votre solitude intérieure pour débusquer les croyances profondes agissant en vous. À vous mettre en question sur les vraies valeurs que vous suivez, à mettre en lumière vos contradictions, à faire danser vos idées jusqu’à affaiblir les rigides structures mentales.

Une fois dedans, l’inconnu devient la révélation de ce que vous étiez déjà, mais délivrés de la peur.

Bonne route !